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  - Julia
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La garce

Dressons le décor !…

L’été vient d’arriver. Il commence à faire très chaud.

Heureusement qu’on a la piscine !…
On a mangé tous les soirs dehors depuis le mois de mai.

C’est très sympa, mais il faut avouer que c’est presque un peu trop.

Les températures ne cessent de monter, même la nuit !…

Nos voisins sont partis. Dommage ! On les aimait beaucoup !… La vie est ainsi faite qu’à la moindre promotion, les gens qu’on aime, s’en vont. De nouveaux voisins ont remplacé les premiers. Ils sont arrivés un lundi.

On les a aperçu de loin, au moment où le camion de déménagement entrait dans leur allée. Sans vouloir paraître indiscret, on a jeté un oeil à la fenêtre, pour savoir…

On a été agréablement surpris… Des jeunes de notre âge… 28 – 30 ans environ. Habillés en jean, sûrement plutôt cools. Sans doute leur première maison, comme nous il y a deux ans…

Les deux nouveaux arrivants avaient l’air passablement énervés, ce jour-là. Les déménageurs n’étaient pas à la noce. Ils ne les faisaient pas traîner. Rien n’allait jamais assez bien.
Mais on sait ce que c’est. Ce n’est pas de tout repos de changer de lieu, déménager, emménager. Ils ont le droit d’être un peu stressés, tout de même.

Marie m’a souri semblant contente de la proximité d’âge qu’on avait avec ceux avec qui nous n’allions sans doute pas tarder à faire connaissance.

La semaine est vite passée. Cela a été drôle, dès le mardi matin de les voir partir au travail, lui en costume-cravate, elle en petit tailleur Chanel, chacun dans leur voiture respective. Un quatre-quatre BMW pour monsieur, un autre Mercédes pour madame.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils doivent avoir de bonnes situations. Nous, on est pas trop quatre-quatre. On trouve que çà pollue. Après tout, chacun fait ce qu’il veut…

Le week-end arrivé, Marie m’a proposé, comme les voisins avaient eu le temps de s’installer, de les inviter pour prendre l’apéritif, faire un peu connaissance. J’ai tout de suite accepté. J’avais vraiment envie de les rencontrer, voir si on allait bien s’entendre…

Je me disais que si le type voulait bien, on pourrait peut-être aller faire du vtt ensemble, du jogging ou peut-être même de l’escalade ou du surf. Vu qu’on avait à peu près le même âge, il devait être comme moi, fondu de jeux vidéo, de mac, d’Internet et de home cinéma.

La jeune femme allait venir aussi. Je dois avouer que ce n’était pas pour me déplaire. Je suis un peu comme tous les garçons. J’adore passer une soirée aux cotés d’une jolie fille, même si son mari n’est pas loin.
Vous savez ?… Ce petit plaisir de la séduction, des sourires, des mains qui se touchent par inadvertance, tout en sâchant bien que cela n’ira jamais plus loin.

Là, je dois bien me rendre à l’évidence, cette idée m’excite terriblement. La fille n’est pas du tout du style des copines de Marie, loin de là.
J’avoue avoir été troublé en la voyant partir tous les matins au travail dans de petits ensembles avec ces jupes si courtes, ces décolletés plutôt généreux, cet attitude prétentieuse, autoritaire, et en même temps séducrice, aguicheuse, presque allumeuse.
Bref, cette fille a tout de la peste, mais quelle peste !…

Marie est entrée sans problème dans la propriété d’à coté. Il n’y a rien qui sépare les deux terrains. Elle est passée sur la pelouse taillée la veille par le personnel hautement qualifié d’une entreprise de jardinage. Elle a sonné a la porte. L’homme lui a ouvert. Elle a gentiement lancé les invitations…

Il lui a répondu d’un ton méprisant que cela ne les intéressait pas, qu’il avaient beaucoup mieux faire que de passer leur temps avec leurs voisins, que de toute façon, notre jardin n’étant pas climatisé, ils préféraient de loin, leur intérieur frais.

Marie s’est humblement excusée de les avoir dérangés. Il lui a dit que ce n’était plus la peine de revenir sonner, que de toute façon la propriété étant privée, si elle revenait rôder par là, il porterait plainte immédiatement auprès du commissariat.

Sur ce, la femme est arrivée, portant un petit peignoir en coton que j’aurais trouvé particulièrement séduisant dans d’autres sitiuations.
Marie s’est dit, la voyant dans cette tenue plutôt cool, qu’elle allait sûrement calmer son mari, visiblement fatigué par une semaine sans doute trop stressante…

La femme l’a toisée de haut en bas, lui a dit que de toute façon, ils n’avaient rien à faire avec des gens ne faisant pas partie de leur catégorie socio-professionnelle, comme nous, et que si elle ne partait pas tout de suite, c’est elle qui allait appeler la police…

Marie n’a pas demandé son reste. Elle s’est pressée pour revenir vers moi avec une moue signifiant « Eh bien dis donc, ceux-là !… ». On a laissé tomber. On est passés à autre chose. Face à ce genre d’énergumènes, il faut savoir rester plus intelligent.

Quelques jours après, une pelleteuse passait dans notre allée, commençait à ouvrir le sol pour construire les fondations d’un mur. Elle s’apprêtait à arracher notre cerisier, celui qu’avait planté le grand-père de l’ancien propriétaire à son arrivée sur les lieux.

J’ai fait prestement stopper la machine, reboucher illico le trou. Depuis, les voisins nous ont intenté un procès. Il faut bien avouer que, si l’air extérieur est des plus chauds, l’ambiance, elle, entre nous, est, comme l’intérieur de leur maison, des plus climatisées…

Le quatorze juillet est arrivé. Marie, qui a une semaine de congés de plus que moi, en a profité comme chaque année pour partir dans le Périgord rejoindre sa famille. Moi, je reste seul. Cette année, il n’y aura pas de soirées brochettes bien arrosées à la téquila comme savaient si bien les organiser nos anciens voisins.

Les nouveaux restent enfermés toute la journée. Enfin, je veux dire, elle !… Elle doit être en vacances. Elle est seule. Lui n’est pas là.
Je l’ai entendu partir un matin à cinq heures. Il a dû réveiller tout le quartier, faisant vrombir son moteur, criant à la fenêtre de son quatre-quatre « A samedi, Julie !… », démarrant en trombe, faisant crisser la gomme sous les pneus, klaxonnant tant que faire se peut.

Marie m’a regardé d’un air de dire « Eh bien ! On n’est pas gâtés avec ces voisins !… ».

Moi, je me demandais comment il se faisait qu’une telle garce puisse avoir un aussi joli prénom…

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kervella

Ces personnages sont à ignorer, pas fréquentables.
Il n’ya que le fric qui les intéresse.

dj

ou est le cul la dedans

  1. 04/01/2008 à 22:28 | #1